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Une communauté tricotée serrée

mardi, 20 décembre 2016.

2016 12 22 Nicolas Vigneau 400Nicolas Vigneau, originaire des Îles-de-la-Madeleine, est revenu s’établir dans son archipel natal à l’hiver 2015. L’amour inconditionnel et le fort sentiment d’appartenance qu’il éprouve pour les Îles y sont assurément pour quelque chose! Ses implications dans plusieurs organisations culturelles lui permettent de conjuguer ses passions, comme le théâtre, l’écriture et l’histoire.

 

Avant de vous établir ici, qu’avez-vous fait?
J’ai quitté mon archipel natal pour faire un baccalauréat en études littéraires à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). On a un cégep formidable aux Îles, mais nous sommes obligés de quitter l’archipel pour poursuivre des études universitaires. Et puis, je crois que j’étais à un point dans ma vie où j’avais besoin de sortir des Îles pour expérimenter et vivre autre chose. Je suis resté 9 ans à Montréal.

Qu'est-ce qui vous a attiré dans la région?
Ce sont les difficultés que traversaient le Centre culturel du Havre-Aubert, où je travaillais déjà depuis deux ans durant l’été, qui m’ont fait revenir dans ma région. Je voulais tout faire pour le sauver. L’amour inconditionnel et le fort sentiment d’appartenance que j’éprouve pour les Îles m’y ont sûrement prédisposé.

Comment s'est passée votre arrivée dans la région?
L’hiver aux Îles m’a agréablement surpris. J’étais resté avec l’idée que c’était la saison morte. Pourtant, même si c’est moins dynamique que pendant l’été, il y avait tout le temps quelque chose à faire. Il faut dire aussi que nous étions en mode « sauver le Centre culturel ». J’ai trouvé des moments pour écrire. Mes amis de Montréal et le night life de la métropole m’ont manqué, me manquent encore, mais les Îles, c’est chez moi. C’est là d’où je viens. Il faut dire aussi que durant les neuf années où j’ai vécu à Montréal, je n’ai manqué aucun été aux Îles.

De quelle aide avez-vous bénéficié pour vous établir en Gaspésie?
J’ai bénéficié de l’aide de mes parents, de quelques amis d’enfance qui sont revenus eux aussi et du Comité d’accueil des nouveaux arrivants.

Êtes-vous en couple, célibataire ou c’est secret?
Je suis célibataire. Je suis homosexuel. Les possibilités de rencontres sont moins grandes qu’à Montréal. Je dois reconnaître que parfois, ça me fait peur, mais je reste optimiste.

Quelle est votre occupation principale et comment vous permet-elle de vous réaliser dans la région?
Je suis comédien et écrivain, je travail au Centre culturel du Havre-Aubert. Je suis un homme de lettres et j’ai toujours su que je voulais œuvrer dans le milieu culturel, artistique et patrimonial. Le Centre culturel me permet de conjuguer plusieurs de mes passions, comme le théâtre, l’écriture et l’histoire. Je joue dans les pièces présentées chaque été et j’ai écrit une comédie familiale qui a eu un beau succès. Ce lieu constitue pour moi un potentiel immense et je veux contribuer à le révéler, pour moi-même, mais également pour toute notre communauté.

Pourquoi diriez-vous que vous avez une vie bien remplie dans la région?
Je suis impliqué dans les conseils d’administration d’Arrimage, la corporation culturelle des Îles, du Festival international Contes en Îles et du Comité de la Grave, site historique. J’écris pour le blogue Les Trames. J’ai une chronique littéraire à la radio. J’ai plusieurs projets d’écriture; cet automne j’ai publié mon premier recueil de poésie. Récemment, on m’a proposé de me joindre à L’Île du Livre, un projet de bouquinerie aux Îles. Je vais régulièrement nager à la piscine municipale. Je fréquente le Cinéma Parallèle. Avec mes amis, nous organisons beaucoup de soupers et soirées de jeux de société. L’été, on fait des feux et on va sur la plage quand nos emplois du temps nous le permettent. Ce qui me manque le plus, c’est de sortir danser régulièrement dans un club digne de ce nom, surtout l’hiver. L’été, il y a plus souvent de belles occasions de danser.

Pour vous, vivre autrement en Gaspésie et aux Îles, ça signifie quoi?
La qualité de vie. Un retour aux sources. Des défis à relever. Un foisonnement culturel vivifiant. Des paysages époustouflants. L’horizon. La mer. Le vent. L’air salin. Les plages. Les buttes sur le sommet desquelles on se sent le roi du monde. Les caps de grès rouge. Le calme du P’tit Bois et du Lac Solitaire. Des belles personnes. Une communauté tricotée serrée. Le sentiment d’être rentré chez moi.

Si vous rencontrez une personne qui songe à venir s’établir dans la région, que lui dites-vous?
Je lui dis que nous avons la chance de vivre dans un p’tit coin de paradis. Je lui parle de ma propre expérience. Je l’incite à aller en ce sens. Chaque été, je reçois plusieurs amis ou amis d’amis à mon chalet du P’tit Bois. J’aime jouer les guides touristiques et leur faire découvrir les Îles.

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Stratégie d'établissement de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine 2017 | Crédits