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« C’EST LOIN! » : MYTHE #7

lundi, 13 mai 2013.

« C’EST LOIN! » : MYTHE #7

- Non, tout de même, elle ne va pas prétendre, en plus, que la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine ne sont pas loin!
- Pffff… franchement, elle ne sait pas quoi inventer pour parler de sa région!
Hum… alors oui, je vais prétendre que le « c’est loin » est un mythe puisque tout est question de perspective… et pour susciter un peu le débat, en bonne joueuse.
Quand je suis arrivée en Gaspésie il y a quatre ans, j’avais droit à ce commentaire de façon quasi-systématique : « C’est loiiiiiin!!! » Bon, ok, je viens de l’Estrie et mes amis résident en grande majorité dans les environs de Montréal… quoiqu’il y en a parmi eux en France, dans le Nord du Canada, en Alberta et sur la Côte-Nord. Qui est loin de qui dans ce temps-là donc?! Je disais donc : par rapport à ma famille et à mes amis de longue date, je me suis donc éloignée d’un point qui constitue mon origine. Une personne native de la Gaspésie et des Îles ne pourrait donc pas être considérée « loin », si on utilise cet angle-là.
La réponse la plus commune que j’utilisais « à l’époque » pour répondre au « Tu es loiiiiiin! » était « Mais non, c’est toi qui est loin! ». Question de perspective, je te dis! Depuis quand est-ce que Québec, Montréal ou l’Estrie devraient avoir le monopole des points de départ? Pourquoi est-ce que ce sont les « régions éloignées » qui le sont et pas les grands centres éloignés? Non mais… Et puis, je me méfie du « C’est loiiiiin! » quand il vient de personnes qui habitent sur le Plateau et qui trouvent que Hochelaga, Verdun ou Laval (ouuuuh… Laval!) sont à des années lumière. Non mais… (oui, oui, un deuxième de suite!)
Dimanche après-midi, lors d’une promenade sur la grève, je me suis mise à penser à cet article que je devais pondre aujourd’hui. J’ai aperçu des bernaches dans une petite flaque d’eau laissée par la marée basse et j’ai profité du moment pour les observer, assise sur un tronc d’arbre poli par la mer. À peine assise, j’ai entendu « pchssss » et mes yeux ont contemplé un petit rorqual qui s’en donnait à coeur joie à moins de 50 mètres devant moi – oui, il était proche! Puis, j’ai tourné la tête : sur ma gauche, une autre baleine qui sortait son museau de l’eau; vers l’arrière, la montagne; devant moi, la mer; et sur la droite, la falaise, le « cap » qui a offert son nom à mon village et les petites maisons sur le rivage. Et je me suis dit « Ok, je suis loin de quoi, moi là, si ce n’est du trafic et des alertes de smog? Ne suis-je pas plutôt près de la mer, des montagnes, des rivières, des chutes magnifiques à cette période de l’année, de la forêt? En fait, je les ai dans ma cour! Ne suis-je pas plutôt près de mes voisins et de la communauté qui m’entoure? » Hey… je pense que mon entourage immédiat se voisine encore plus régulièrement que mes gangs d’amis qui se trouvent en ville.
J’ai alors pensé à ma soirée de la veille, celle où on a fait un feu sur la grève – un pour le souper, un pour la soirée – et que tous, sauf moi qui étais au village voisin pour l’occasion, étaient à une distance accessible à pied de leur maison. Coucher de soleil sur la mer, souper sur un feu de bois de grève, nuit pleine d’étoiles et excellente compagnie…
Tu me dis que je suis loin? Ah oui? Et qui fera 8 heures de route pour prendre des vacances pour venir exactement là où j’ai le bonheur de me trouver, à chaque jour de l’année? Question de perspective…
 
Crédit photo : Louis-Philippe Fortin.

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